-Mes réflexions sur la (techno) pédagogie de Marcel Lebrun

La pédagogie selon MARCEL LEBRUN

  Qu’est-ce qu’une méthode d’apprentissage :

Marcel Lebrun définit une méthode d’apprentissage comme une technique que l’on s’approprie et cette « façon de faire » qui nous est personnelle résulte d’un « amalgame » de modèles pédagogiques. Il utilise avec humour la métaphore de la recette de cuisine que nous ne suivons jamais à la lettre mais que nous adaptons en fonction de nos attentes et des résultats précédemment obtenus…

 Que dit-il à propos de la différence entre « enseigner » et « apprendre » ?

 Marcel Lebrun se montre très catégorique lorsqu’il affirme que  ce n’est pas parce ce que nous enseignons  qu’ils apprennent. Il souligne l’importance de la création d’un dispositif innovant pour mettre les formés en contexte d’apprentissage. Ce dispositif doit comporter des ressources pour informer, des activités contextualisées pour motiver, des projets pour amener une production ou des problèmes avec des solutions, des interactions (travail collaboratif ou coopératif) et enfin des productions.

Quelle définition propose-t-il des « compétences » ?

Marcel Lebrun définit les compétences (la théorie des C.C.C) comme des capacités qui agissent sur des contenus dans des contextes.

 Comment peut-on distinguer l’apprentissage collaboratif de l’apprentissage coopératif ?

 Dans l’apprentissage coopératif, les formés se partagent les différentes tâches tandis qu’en collaboration, le travail de groupe est réalisé par l’ensemble des participants.

Marcel Lebrun avance que la collaboration est un vecteur d’apprentissage plus fort. Les formés travaillent ensemble et profitent ainsi de l’apprentissage de groupe.

Dans ce contexte, il y a un brassage d’idées, d’arguments et d’informations. Il y a nécessairement création de divergences d’opinions entre les membres du groupe. Marcel Lebrun insiste sur la nécessité  de reconvergence par le groupe à l’issue de cette phase d’apprentissage divergente. De plus, il explique pourquoi le tuteur (l’enseignant) doit veiller à la création d’un climat d’interdépendance positive où chacun est garant du travail de l’autre.

Je souhaiterais approfondir ce concept par des recherches ultérieures car en tant qu’enseignante, j’ai parfois des difficultés à gérer des situations ou l’un des membres du groupe ne collabore pas aux tâches proposées

 Quels indicateurs propose-t-il pour mettre en place, concevoir une tâche collaborative ?

Michel Lebrun prend pour référence le modèle de Paris et Turner (1994) qui énoncent quatre caractéristiques pour rendre une tâche motivante : la théorie des quatre C :

Choix : laisser les formés choisir les tâches

Challenge : proposer des activités de complexité moyenne

Contrôle : aider  le formé à contrôler son apprentissage en énonçant clairement les objectifs, le niveau d’exigence et le cadre de l’activité.

Coopération : elle rend le travail plus motivant et responsabilise l’apprenant.

 Qu’en est-il de la motivation ?

Marcel Lebrun soutient l’idée qu’il faut placer le formé au centre du dispositif pour l’impliquer dans son apprentissage et ainsi maintenir sa motivation. Les méthodes d’apprentissage actives permettent aux formés de prendre conscience des compétences précédemment acquises, de l’utilité de la tâche et de leur capacité à contrôler cette dernière.

 Apprendre en groupe :

A mon avis, l’apprentissage en groupe est une situation dans laquelle des formés interagissent, communiquent, s’organisent et  échangent des idées, des hypothèses et des points de vue. Ces interactions donnent le jour à des mécanismes d’apprentissage. On distinguera le caractère coopératif du caractère collaboratif de l’apprentissage en groupe. Dans l’apprentissage coopératif, les taches réalisées par chaque groupe contribue à la production d’une œuvre collective. Dans l’apprentissage collaboratif, le formé partage des ressources avec le groupe et utilise les tâches effectuées en groupe pour apprendre.

Thèse fondamentale de Marcel Le Brun

En tant qu’enseignante, je retiens plusieurs idées fondamentales dans la pédagogie selon Marcel Lebrun.

Premièrement, il souligne que l’utilisation des nouvelles technologies nécessite un changement dans nos méthodes d’enseignement. Il faut faire évoluer notre pédagogie !

Deuxièmement, il explicite le concept de dispositif d’apprentissage innovant et présente ses finalités: Informer, motiver, activer, interagir et produire. Il insiste aussi sur la nécessité de « dessiner » la formation en créant des scénarios actifs avec des balises.

Dans un troisième temps, je repère deux autres grands principes : celui de la variété dans les activités proposées aux formés et celui de la cohérence entre les objectifs, les outils et les évaluations.

Conseilleriez-vous ce document à une tierce personne ? Oui ou non et pour quelle raison ?

 Je conseillerais très certainement ce document à des enseignants, à des enseignés et  aussi à des parents désireux de comprendre les méthodes d’apprentissage.

Marcel Lebrun nous présente clairement (et avec humour !) un modèle pédagogique pragmatique que nous pouvons implémenter dans sa totalité ou partiellement selon le public cible et le contexte.

Ce modèle orienté vers la pédagogie active permet de structurer la construction de dispositifs innovants dans lesquels interagissent cinq facteurs différents:

  • Les informations : les ressources sont variées et ne sont pas fournies uniquement par l’enseignant. L’enseigné apporte ses propres ressources.
  • La motivation : Il faut contextualiser les activités pour maintenir la motivation.
  • Les activités : On propose des projets qui mèneront à une production ou des problèmes pour lesquels les formés trouveront une solution.
  • Les interactions : On favorisera l’apprentissage en groupe (coopératif et collaboratif).
  • Les productions : Elles sont la trace des apprentissages des formés. Elles peuvent être partagées avec les pairs et avec l’enseignant.

-Approches et usages pédagogiques disciplinaires multimédia en e-formation

Je vous présente le cours intitulé « Approches et usages pédagogiques disciplinaires multimédia en e-formation » du parcours IEF (ingénierie de l’E-formation).

Ce cours est conçu et animé par Maxime Lejeune.

Les objectifs du cours sont: (je cite)

  • Exploiter dans différents contextes d’apprentissage en langues des ressources

existantes hors ligne et en ligne ;

  • Découvrir une perspective interactionnelle de l’apprentissage des langues et des

possibilités que le Web offre en didactique des langues étrangères pour mettre en pratique cette perspective ;

  • Éventuellement sensibilisation à appel d’offre (approche pédagogique).

En tant que professeur de langues, le contenu de ce cours m’intéresse tout particulièrement.

La première tâche proposée est un partage de réflexions sur la pédagogie de Marcel Lebrun.

Marcel Lebrun est un grand et célèbre pédagogue pragmatique. Nous travaillons à partir de la vidéo d’une conférence qu’il a animée en 2010 à l’école centrale de Lyon.

Réflexion réciproque autour de productions personnelles

Dans le cadre du cours de M. Hervé Javaux, il nous a été demandé de commenter le travail d’un(e) étudiant(e) : présentation d’un projet et mise en relation avec les 6 modèles didactiques de M. Serge Agostinelli. J’ai eu la chance de pouvoir commenter le travail de Catherine:

  • un dispositif d’aide et d’accompagnement des élèves en difficulté scolaire  constitué de 2 volets: un tutorat inter-élèves, et un mentorat intergénérationnel.
Voici mes commentaires:
Aspect 1

Aspect 2

Aspect 3

Présentation du contenu de ma boite à outils « TICE »

Bonjour,

comme un grand nombre d’enseignants, je possède  une grande boite à outils TICE dont je me sers très régulièrement pour animer mes cours. Que trouve -t’on dans ma grande boite?

  • Outils en ligne de brainstorming et de « murs interactifs » : PADLET (mon préféré)

Usages pédagogiques : brainstorming à distance/en présentiel par exemple sur une notion, sur une définition, etc.

Avantages : réorganisation des documents, interactivité, possibilité d’ajouter des liens/images/vidéos selon les outils, diversifier ses outils pédagogiques, possibilité d’embarquer le mur dans une page moodle (avec lequel nous travaillons quotidiennement)

  • Les éditeurs de texte collaboratif : GOOGLE DOCUMENT (mon préféré)

Usages pédagogiques : interagir à plusieurs sur un même document et co-construire à distance ou en présentiel.

  • Les outils d’information : Moodle (celui que j’utilise le plus)

Usages pédagogiques : centralisée l’information sur un sujet aux étudiants, faire de son espace moodle un Environnement Personnel d’Apprentissage. Quelques outils : Netvibes, Google reader… Sur moodle, il suffit d’ajouter un bloc et de sélectionner flux RSS.

  • Les outils de réseaux sociaux : Facebook et Twitter (mes préférés)

Usages pédagogiques : Jeu de questions/réponses en live , twitter de classe axé sur un enseignement ou une thématique, réseaux des anciens étudiants (facebook)… Avantages : communication rapide et instantanée ou non, permet que certains étudiants s’expriment alors qu’ils ne le feraient pas en cours (problème de langue aussi), traces des échanges, co-construction, entraide, etc.

Je vous propose un lien pour découvrir une des dernières réalisations de travail collaboratif avec mes étudiants: link text

Découverte du MOOC « MPSW »

Je viens de m’inscrire au MOOC « MPSW » que je me propose de vous présenter!

Ce MOOC « Ma pédagogie à la sauce web 2.0 » s’inspire de notre Master à distance AIGEME (Applications informatiques : gestion, éducation aux médias et E-Formation) proposé par l’Université Sorbonne Nouvelle.

Il a pour objectif de nous faire découvrir : »les enjeux pédagogiques du web 2.0 et de maîtriser une panoplie d’outils au service de l’enseignement, de l’apprentissage et de la recherche. »

Ce Mooc propose 3 parcours différents: Explorateur, analyste et créateur.

J’ai choisi le parcours « créateur » car je possède une expérience en ingénierie pédagogique et en ingénierie de la formation.

Les parcours sont divisés en sessions (6) et chaque session est accompagnée par un forum d’échanges entre les différents

acteurs tout au long de la formation.

Dans ce MOOC, nous, apprenants, devenons  les acteurs principaux de nos apprentissages dans le cadre d’une démarche socio-constructiviste.

Voici le lien pour « goûter » à ma pédagogie à la sauce Web!

https://hub5.ecolearning.eu/course/mpsw-ma-pedagogie-a-la-sauce-web-20/