-Les styles d’apprentissage

I. Présentation de la tâche :

Après avoir réfléchi à l’approche par compétences puis à l’approche par objectifs de notre projet FOAD, il nous est à présent demandé de questionner l’acte d’apprendre.

Cette activité est composée de trois étapes :

Lecture analytique des documents relatifs aux théories de l’apprentissage

Repérage des différents styles d’apprentissage dans notre dispositif FOAD (selon le modèle de D.Kolb, principalement)

Évaluation du taux d’activité «  qui engendre un apprentissage en profondeur »

II. Le cycle d’apprentissage selon David KOLB :

Les phases d’apprentissage :

  • Expérience concrète d’une action/idée.
  • Observation de façon réfléchie et attentive.
  • Conceptualisation abstraite et théorique.
  • Mise en application de l’idée/action en fonction de l’expérience initiale.

Les styles  d’apprentissage :

Pour Kolb, l’apprentissage correspond à la résolution de conflits entre 2 axes opposés.

L’axe préhension : la manière dont  le formé  appréhende  l’expérience.

L’axe transformation : la manière dont il  traite cette expérience.

L’orientation de l’apprenant vers l’une ou l’autre extrémité de ces deux axes On déterminera quatre styles d’apprentissage  en fonction de l’orientation de l’apprenant vers l’un ou l’autre des axes cités ci-dessus.

 1. le divergent est un observateur qui possède une grande imagination.

 2. L’assimilateur est un conceptualiseur qui construit des modèles théoriques.

  3. Le convergent est un penseur-expérimentateur. Il possède un raisonnement hypothético-déductif.

  4. L’accomodateur est un manipulateur qui aime réaliser des tâches et résoudre les problèmes      par essai et erreur.

III. Mon approche des styles d’apprentissage

En tant qu’enseignante de langues (Anglais et FLE), j’ai, au fil des années, tenté de dresser des portraits d’apprenants.

Le divergent: afin de mieux assimiler les structures grammaticales et lexicales, il va imaginer de courts scénarios dans lesquels il va se situer. Il aime aussi mémoriser de courts dialogues auxquels il a participé ou dont il a été spectateur pour lier les expressions à une situation. L’assimilation linguistique est d’autant plus efficace que l’apprenant a ressenti des émotions positives dans la situation donnée.

Le convergent: Il aime apprendre seul car il aime apprendre vite. Il affectionne tout particulièrement les tests de fin de séquences pour s’autoévaluer.

L’assimilateur : Il étudie le fonctionnement de la langue. Il aime être guidé dans son apprentissage et sollicite le tuteur/formateur pour des explications claires sur des points linguistiques spécifiques : grammaire, lexique, phonologie.

L’accommodateur : Il communique à l’oral et à l’écrit  sans se soucier de faire des erreurs. Il progresse en tenant compte des commentaires et corrections de ses interlocuteurs.

IV. Mon projet de FOAD :

 Intitulé du projet : E-DELF (Formation continue)

Définition du projet : Conception d’un dispositif hybride de préparation au  Diplôme d’Etudes en Langue Française (niveau B1) proposé par le Centre International d’Etudes Pédagogiques

Objectifs de la FOAD :

  • Proposer un entraînement qualitatif et pratique aux 4 épreuves du DELF.
  • Proposer une formation courte et intensive, avec un parcours tuteuré et des services d’accompagnement en présence et à distance.

Le DELF est une certification en langues nécessitant une préparation spécifique: format et  nature des épreuves, modes d’évaluation, types de questions posées et thèmes abordés.

Public :

  • Public étranger  souhaitant valoriser ses compétences en français à des fins personnelles et/ou professionnelles.
  • Public français originaire d’un pays non francophone et non titulaire d’un diplôme de l’enseignement secondaire ou supérieur public français.

Durée de la formation : Les services en ligne sont ouverts pendant 6 semaines. La formation se termine 7 jours avant les épreuves officielles du DELF que le candidat peut passer dans le centre de son choix.

Temps estimé de formation à distance: 30 heures pour 5 modules (environ 6 heures par module)

Temps de formation en présence : 1h30 en semaine 1 et 3h30 en semaine 6 (Épreuve blanche).

Parcours tutoré avec services d’accompagnement en présence et à distance.

V. Classement des activités selon les styles d’apprentissage

La lecture analytique des documents sur les théories, styles et stratégies d’apprentissage m’a amené à reconcevoir le scénario pédagogique de la FOAD que je souhaite mettre en place. En effet, les activités initialement prévues convenaient le mieux aux 2 styles d’apprentissage suivants : le convergent et l’assimilateur. J’ai donc décidé d’élaborer un nouveau scénario à partir d’une combinaison raisonnée des 4 différents styles d’apprentissage.

Divergent

  • Activités créatives : production écrite ou orale d’un document sur un sujet de son choix. (Expression libre)
  • Interactions écrites et/ou orales avec les pairs autour d’un sujet déclencheur.
  • Forums et chat pour l’interaction écrite. Classe virtuelle pour l’interaction orale.
  • Activités d’écoute et d’observation (vidéos, émissions de radio, etc)

Convergent

  • Temps d’étude structuré : parcours de formation fléché (Module 1 à module 6).
  •   Indications de la durée du travail personnel par tâche.
  • Activités autogérées : Compréhension écrite et compréhension orale suivies de QCM  autocorrectifs.
  • Exercices lexicaux et grammaticaux de type hypothético-déductif.

Assimilateur

  • Ressources linguistiques théoriques (Fiches grammaticales, glossaire pour le lexique, liens vers des sites de prononciation).
  • Suivi personnalisé par tutorat disciplinaire pour explications supplémentaires.
  • lectures et/ou écoutes complémentaires pour un approfondissement théorique (Mise à disposition d’une sélection de liens vers des sites d’apprentissage du FLE.

Accommodateur :

  • Tâches concrètes : Création d’une communauté virtuelle de stagiaires pour une mutualisation des connaissances, échanges, enrichissements et soutien  mutuels (ex : page facebook)
  • Jeux de rôles et échanges de commentaires.

VI. Taux d’activité et apprentissage en profondeur

  • Les attitudes d’apprentissage

– Apprentissage en profondeur

– Apprentissage superficiel-rationnel

– Apprentissage superficiel-désorganisé

  • Facteurs favorisant l’apprentissage en profondeur dans mon scénario pédagogique :

-Consignes claires : les formés sont confiants.

-Ouverture : tuteur/formateur aimable, souple et réactif.

-Clarté des objectifs et des normes : définition claire des normes d’évaluation et  des attentes

 -Pertinence : la formation est perçue comme utile (préparation à la certification officielle DELF)

Climat social : Les relations entre les apprenants  sont bonnes. 5crétaion d’une communauté virtuelle et 2 regroupements en présence)

Points à revoir :

-Le degré de choix-autonomie est trop faible ⇒Apprentissage superficiel-rationnel

-Le volume de travail hebdomadaire est insuffisant  ⇒ Apprentissage superficiel-rationnel

Conclusion

La réflexion que je viens de mener autour du concept de l’apprentissage m’a incité à mettre en œuvre des changements concrets dans le scénario pédagogique de ma FOAD. J’ai repensé plusieurs activités. Cependant, je suis bien consciente que mon projet est en train de mûrir et qu’il doit encore évoluer. Dans la prochaine étape, je vais retravailler le degré de choix-autonomie et augmenter le volume de travail hebdomadaire afin d’engendrer un apprentissage en profondeur.

Pour clore ce travail, je citerai un proverbe chinois :

Dis-le-moi et je l’oublierai.

Montre-le-moi et je m’en souviendrai peut-être.

Implique-moi et je comprendrai.

 

L’implication de l’apprenant est fondamentale ! Tâche à nous, enseignants, formateurs, concepteurs multimédia, de la susciter et de la maintenir …

-Mes réflexions sur la (techno) pédagogie de Marcel Lebrun

La pédagogie selon MARCEL LEBRUN

  Qu’est-ce qu’une méthode d’apprentissage :

Marcel Lebrun définit une méthode d’apprentissage comme une technique que l’on s’approprie et cette « façon de faire » qui nous est personnelle résulte d’un « amalgame » de modèles pédagogiques. Il utilise avec humour la métaphore de la recette de cuisine que nous ne suivons jamais à la lettre mais que nous adaptons en fonction de nos attentes et des résultats précédemment obtenus…

 Que dit-il à propos de la différence entre « enseigner » et « apprendre » ?

 Marcel Lebrun se montre très catégorique lorsqu’il affirme que  ce n’est pas parce ce que nous enseignons  qu’ils apprennent. Il souligne l’importance de la création d’un dispositif innovant pour mettre les formés en contexte d’apprentissage. Ce dispositif doit comporter des ressources pour informer, des activités contextualisées pour motiver, des projets pour amener une production ou des problèmes avec des solutions, des interactions (travail collaboratif ou coopératif) et enfin des productions.

Quelle définition propose-t-il des « compétences » ?

Marcel Lebrun définit les compétences (la théorie des C.C.C) comme des capacités qui agissent sur des contenus dans des contextes.

 Comment peut-on distinguer l’apprentissage collaboratif de l’apprentissage coopératif ?

 Dans l’apprentissage coopératif, les formés se partagent les différentes tâches tandis qu’en collaboration, le travail de groupe est réalisé par l’ensemble des participants.

Marcel Lebrun avance que la collaboration est un vecteur d’apprentissage plus fort. Les formés travaillent ensemble et profitent ainsi de l’apprentissage de groupe.

Dans ce contexte, il y a un brassage d’idées, d’arguments et d’informations. Il y a nécessairement création de divergences d’opinions entre les membres du groupe. Marcel Lebrun insiste sur la nécessité  de reconvergence par le groupe à l’issue de cette phase d’apprentissage divergente. De plus, il explique pourquoi le tuteur (l’enseignant) doit veiller à la création d’un climat d’interdépendance positive où chacun est garant du travail de l’autre.

Je souhaiterais approfondir ce concept par des recherches ultérieures car en tant qu’enseignante, j’ai parfois des difficultés à gérer des situations ou l’un des membres du groupe ne collabore pas aux tâches proposées

 Quels indicateurs propose-t-il pour mettre en place, concevoir une tâche collaborative ?

Michel Lebrun prend pour référence le modèle de Paris et Turner (1994) qui énoncent quatre caractéristiques pour rendre une tâche motivante : la théorie des quatre C :

Choix : laisser les formés choisir les tâches

Challenge : proposer des activités de complexité moyenne

Contrôle : aider  le formé à contrôler son apprentissage en énonçant clairement les objectifs, le niveau d’exigence et le cadre de l’activité.

Coopération : elle rend le travail plus motivant et responsabilise l’apprenant.

 Qu’en est-il de la motivation ?

Marcel Lebrun soutient l’idée qu’il faut placer le formé au centre du dispositif pour l’impliquer dans son apprentissage et ainsi maintenir sa motivation. Les méthodes d’apprentissage actives permettent aux formés de prendre conscience des compétences précédemment acquises, de l’utilité de la tâche et de leur capacité à contrôler cette dernière.

 Apprendre en groupe :

A mon avis, l’apprentissage en groupe est une situation dans laquelle des formés interagissent, communiquent, s’organisent et  échangent des idées, des hypothèses et des points de vue. Ces interactions donnent le jour à des mécanismes d’apprentissage. On distinguera le caractère coopératif du caractère collaboratif de l’apprentissage en groupe. Dans l’apprentissage coopératif, les taches réalisées par chaque groupe contribue à la production d’une œuvre collective. Dans l’apprentissage collaboratif, le formé partage des ressources avec le groupe et utilise les tâches effectuées en groupe pour apprendre.

Thèse fondamentale de Marcel Le Brun

En tant qu’enseignante, je retiens plusieurs idées fondamentales dans la pédagogie selon Marcel Lebrun.

Premièrement, il souligne que l’utilisation des nouvelles technologies nécessite un changement dans nos méthodes d’enseignement. Il faut faire évoluer notre pédagogie !

Deuxièmement, il explicite le concept de dispositif d’apprentissage innovant et présente ses finalités: Informer, motiver, activer, interagir et produire. Il insiste aussi sur la nécessité de « dessiner » la formation en créant des scénarios actifs avec des balises.

Dans un troisième temps, je repère deux autres grands principes : celui de la variété dans les activités proposées aux formés et celui de la cohérence entre les objectifs, les outils et les évaluations.

Conseilleriez-vous ce document à une tierce personne ? Oui ou non et pour quelle raison ?

 Je conseillerais très certainement ce document à des enseignants, à des enseignés et  aussi à des parents désireux de comprendre les méthodes d’apprentissage.

Marcel Lebrun nous présente clairement (et avec humour !) un modèle pédagogique pragmatique que nous pouvons implémenter dans sa totalité ou partiellement selon le public cible et le contexte.

Ce modèle orienté vers la pédagogie active permet de structurer la construction de dispositifs innovants dans lesquels interagissent cinq facteurs différents:

  • Les informations : les ressources sont variées et ne sont pas fournies uniquement par l’enseignant. L’enseigné apporte ses propres ressources.
  • La motivation : Il faut contextualiser les activités pour maintenir la motivation.
  • Les activités : On propose des projets qui mèneront à une production ou des problèmes pour lesquels les formés trouveront une solution.
  • Les interactions : On favorisera l’apprentissage en groupe (coopératif et collaboratif).
  • Les productions : Elles sont la trace des apprentissages des formés. Elles peuvent être partagées avec les pairs et avec l’enseignant.

-Approches et usages pédagogiques disciplinaires multimédia en e-formation

Je vous présente le cours intitulé « Approches et usages pédagogiques disciplinaires multimédia en e-formation » du parcours IEF (ingénierie de l’E-formation).

Ce cours est conçu et animé par Maxime Lejeune.

Les objectifs du cours sont: (je cite)

  • Exploiter dans différents contextes d’apprentissage en langues des ressources

existantes hors ligne et en ligne ;

  • Découvrir une perspective interactionnelle de l’apprentissage des langues et des

possibilités que le Web offre en didactique des langues étrangères pour mettre en pratique cette perspective ;

  • Éventuellement sensibilisation à appel d’offre (approche pédagogique).

En tant que professeur de langues, le contenu de ce cours m’intéresse tout particulièrement.

La première tâche proposée est un partage de réflexions sur la pédagogie de Marcel Lebrun.

Marcel Lebrun est un grand et célèbre pédagogue pragmatique. Nous travaillons à partir de la vidéo d’une conférence qu’il a animée en 2010 à l’école centrale de Lyon.

Application de l’approche par compétences

L’approche par compétences

1.Présentation de mon projet:

Pendant mon stage de Master AIGEME au centre de langues de l’Université de Bretagne Sud, je travaille à la conception d’un module E-learning qui sera combiné à un module en présence (déjà existant) pour proposer un dispositif hybride de formation ciblé et précis. Ce module E-learning (en cours de conception) sera présenté sur la plateforme Moodle 2.6.

Les bénéficiaires: tout public souhaitant se préparer sur une période de temps limitée (6 semaines) aux Diplômes d’Etudes de la Langue Française(DELF) proposés par le Centre International d’Etudes Pédagogiques(CIEP) °.

Leurs attentes par rapport au  dispositif : souplesse (dans l’apprentissage), individualisation (parcours modulaire), mode formel (nécessitant une inscription, participation à une classe virtuelle, obtention d’une attestation de formation), apprentissage mixte (en présentiel et à distance).

Description du dispositif : Il s’agit d’une préparation à la certification DELF (diplôme d’études en langue française) proposée par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques). Cette certification est composée de quatre épreuves : 1) Compréhension orale  2) Compréhension écrite  3)  Production écrite  4) Production orale.

Les épreuves 1, 2 et 3 seront préparées en présentiel. (Module en présence déjà existant)

Cette partie présentielle sera articulée à une partie distancielle pour la préparation à l’épreuve de production orale.

Cette épreuve orale comporte trois étapes : entretien dirigé,  exercice en interaction, expression d’un point de vue à partir d’un document déclencheur.

Après avoir situé ce projet dans des 6 modèles d’approche de la didactique de Serge Agostinelli, j’ai défini clairement les objectifs pédagogiques du module E-learning sous forme de carte mentale.   http://www.xmind.net/m/CqXi/

Cette réflexion m’a permis de choisir les  stratégies et activités pédagogiques qui soutiendront ce dispositif de formation.

2. Mon approche par compétences :

Je propose  à présent d’adopter pour ce même projet une approche par compétences.  Mon travail sera en partie basé  sur le référentiel de compétences (niveau B1) établi par le centre international d’études pédagogiques, organisme certificateur du DELF. Je souhaite souligner qu’il n’existe pas, à ce jour, de référentiel de formation à l’épreuve orale du DELF.

Le CIEP propose des référentiels de compétences harmonisés sur le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL).  Le Cadre est un outil qui s’adresse aux professionnels des langues vivantes : enseignants, formateurs, concepteurs de programmes, etc. Cet outil est une base commune pour l’élaboration de programmes de langues, d’examens et de manuels. Dans les compétences générales individuelles, le cadre distingue :

-les savoirs : connaissances (empiriques ou académiques)

-les savoir-faire : habiletés

les savoir-être : traits de personnalité, dispositions individuelles

-les savoir-apprendre.

Mon projet vise à développer les compétences à communiquer langagièrement par oral.

Dans ces compétences, on distingue :

-la compétence linguistique

-la compétence sociolinguistique

-la compétence pragmatique

Dans ces trois catégories, j’opère un choix pédagogique et sélectionne les compétences que  je souhaite faire acquérir en priorité aux bénéficiaires de mon projet.  Je décide de ne pas aborder pour un niveau B1 (seuil) :

– la compétence fonctionnelle : aisance à l’oral et précision.

-la compétence phonologique : intonation claire et naturelle.

  • 3.Comment :

Cette approche par compétences est présentée sous forme de carte mentale :

http://www.xmind.net/m/gmNz/

 

  • 4.Pour qui :

J’ai réalisée cette approche par compétences pour répondre à la demande Mr Javaux, responsable du cours « approches didactiques du numérique » (Master AIGEME) et pour tous les acteurs de mon projet :

Le commanditaire : il s’agit ici de la responsable du centre de langues, elle est décideur du projet et en a fait la commande.

Le chef de projet : je suis en charge de la conception et réalisation du projet. J’exerce également la fonction d’initiateur (étant à l’origine du projet) et celle de formateur (réalisant moi-même la formation).

Le public-cible : tout public souhaitant se préparer sur une période de temps limitée aux certifications DELF du CIEP.

Les accompagnateurs :     le pole numérique pour l’enseignement

le service universitaire de formation continue

 

Oui au travail collaboratif! (ceci n’est pas une revendication syndicale !)

Pour la tâche 1 de la session 5 du MOOC MPSW, Rodolphe Di loreto et moi avons travaillé en collaboration sur le sujet suivant: « les outils collaboratifs pour l’enseignement/apprentissage ».

Dans un premier temps, nous avons crée un padlet pour y déposer nos recherches documentaires. Ensuite, nous avons construit un plan et nous nous sommes partagés la rédaction de l’article. Nous avons échangé par mail et par hangout.

Nous avons rédigé le document sur un Google Doc et l’avons aussi déposé sur le padlet dont voici le lien:

http://masteraigeme.padlet.org/nathalie_noel_1/8efpiqu5f9kx/wish/48372944

Voici notre travail:

Outils de collaboration pour l’enseignement et pour l’apprentissage

Travail collaboratif en binôme : Nathalie Youinou et Rodolphe Di Loretto

MASTER AIGEME parcours IEF

MOOC « MPSW »

Tâche 1 de la session 5 du parcours créateur

 

I .Travail collaboratif et outils du web 2.0

  1. Définition du travail collaboratif :

On parle de travail collaboratif quand deux ou plusieurs personnes :
– échangent des  opinions sur des informations existantes
– planifient et gèrent leur temps
– organisent leur travail collectif
– partagent de l’expérience
– définissent des objectifs communs
– construisent des informations  et des compétences ensemble

  1. Quels outils du web 2.0 pour un travail collaboratif?

Il existe pléthore d’outils pour collaborer avec le numérique.  Toutefois, tous ne proposent les mêmes fonctionnalités. Dès lors, il faudra choisir son outil selon ce qu’on veut faire.

Lorsqu’il s’agit d’échanges courts pour définir l’organisation générale ou éclaircir une zone d’ombre, des outils comme Skype, Hangout, permettent non seulement d’avoir une conversation mais aussi de clavarder, d’échanger son écran ou des fichiers.

Echanger ses réflexions et les confronter avec celles de ses collaborateurs pourront se faire aisément avec des cartes heuristiques. En effet, celles-ci permettent d’avoir une vision globale du schéma de réflexion de quelqu’un. Mindomo est un outil gratuit à l’ergonomie intuitive et agréable.

Pour tenir une feuille de route d’un projet avec une répartition des tâches et une centralisation des échéances, des outils comme Trello seront les mieux appropriés.

Pour rédiger un document à plusieurs, Google Doc est le plus approprié. En effet, cet outil permet à plusieurs personnes de travailler en même temps sur le même document, que ce soit un document texte, un tableau… Fini donc la gestion des versions de document.  Le document est mis à jour instantanément et la personne qui ouvre le document est sûre d’avoir la dernière version. Toutefois, si le nombre de collaborateurs est important (au-delà de 10 personnes), il est préférable de s’orienter vers les Wikis, à l’instar de l’encyclopédie Wikipédia dont les articles sont alimentés, corrigés, nuancés, neutralisés par une communauté active de plus de 16.000 personnes. Par exemple, pour un travail ne dépassant pas le cadre de la classe, les outils Google Doc seront préférés.

Bien sûr, suivant le projet que l’on mène, l’utilisation d’un ou plusieurs outils sera nécessaire. Il faut cependant garder à l’esprit que la multiplication des outils peut être contre-productive (perte de temps pour se connecter et suivre les évolutions sur chaque outil).

II .Quels outils pour un travail collaboratif dans un contexte d’enseignement/apprentissage ?

A première vue, tous les outils cités précédemment peuvent être utilisés dans un contexte d’enseignement/apprentissage. Mais s’ils peuvent tous l’être, ils ne peuvent pas l’être de façon arbitraire.

L’enseignant, pour choisir le meilleur outil, devra définir en amont les objectifs de l’activité et déterminer à quel moment de la séquence pédagogique  il sera utilisé.

Il devra également contrôler en amont que les élèves sachent comment utiliser l’outil. En conséquence, les consignes devront être adaptées en fonction de l’outil. L’enseignant se doit d’anticiper les problèmes techniques éventuels que pourraient rencontrer les apprenants pour réaliser l’activité.

Il découle de la remarque précédente, que la finalité de l’activité doit rester son but premier (objectifs pédagogiques en lien avec la séquence). En effet, la technologie doit rester un moyen pour faire l’activité et ne doit pas constituer le but de l’activité en elle-même. Pour que l’apprenant adhère à l’utilisation de l’outil, il doit se rendre compte de son utilité pour mener à bien une tâche en particulier.

Enfin, l’enseignant devra tenir le rôle de support technique, lorsqu’un nouvel outil sera utilisé  et de modérateur, lors d’une activité sur des réseaux sociaux, pour superviser l’ensemble, à moins qu’il ne délègue ce rôle à l’un des apprenants.

III .Outils collaboratifs en enseignement/apprentissage : avantages et inconvénients

 

  1. Les avantages :

Parmi les outils collaboratifs les plus utilisés dans l’enseignement/apprentissage, nous trouvons les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, forums sur Moodle, etc.) Ces derniers facilitent les interactions entre apprenants et enseignants. Les apprenants peuvent ainsi communiquer avec leurs enseignants pour éclaircir des points difficiles, obtenir des ressources complémentaires, prolonger ou même (pour les plus timides)  démarrer une discussion. Les expériences menées en contexte universitaire français ont montré que le taux de fréquentation du réseau  dédié aux échanges apprenants/ enseignants se montre très important. Les élèves s’y rendent régulièrement et de plus leurs interactions portent exclusivement sur les sujets des cours en questions. Chaque participant dispose d’une page personnelle sur laquelle il peut indiquer où il en est dans son travail et ce qu’il ne comprend pas. Une telle  pratique pédagogique demande aussi aux enseignants une plus grande disponibilité. Ils sont globalement de plus en plus nombreux à adopter cette stratégie : discussions entamées, réponses aux questions des apprenants, conseils de lecture et liens vers des conférences en rapport avec leurs cours, encouragements…
Les outils de brainstorming tels que FreeMind, Mindomo ou MindMeister permettent d’intégrer les apprenants à la préparation des séquences d’apprentissage. Cette approche pédagogique dite de « classe inversée »améliore l’investissement avant et pendant la formation. Une interface centralise les productions des formés qui , s’ils le veulent pourront entamer un échange plus approfondi en synchrone grâce à des outils comme google hangout ou skype. Les formateurs doivent garder le contrôle sur l’écriture collaborative, et donc disposer d’outils pour ouvrir ou clore les débats.

  1. Les inconvénients :

Les sites collaboratifs populaires comme Facebook et Twitter peuvent fonctionner comme des outils d’apprentissage performants mais parfois, ils deviennent des sources de distraction pendant les cours…Nous sommes toujours étudiants et je pense que nous n’avons pas vraiment besoin d’exemples…

De plus, une étude réalisée en Suède a montré que Facebook détériorait la relation enseignant/apprenant. Les chercheurs du Royal Institute of Technology de Stockholm(1) ont prouvé que ce réseau social entrainait un problème majeur : la confusion des genres. Quand les professeurs s’investissent sur Facebook, il est difficile de déterminer leur statut. Cette étude raconte aussi l’anecdote d’un professeur participant à un poisson d’avril. Ce dernier a fait croire aux étudiants sur un groupe Facebook que leur cursus serait annulé par l’université ! Panique chez les étudiants…Mauvaise blague. L’image du professeur en a donc pâti et, selon l’étude, sa figure d’autorité en a vraiment « pris un coup ». La limite entre vie professionnelle et vie personnelle, entre vie publique et vie privée n’est pas facile à trouver sur Facebook !

(1) «An education in Facebook »Mike Kent and Tama Leaver

SITOGRAPHIE :

http://www.atelier.net/trends/articles/facebook-deteriorait-relation-professeur-etudiant_431385

http://g1site.com/9-outils-puissants-faciliter-travail-collaboratif/

http://frenchweb.fr/expert-travail-collaboratif-quelles-alternatives-a-le-mail/181828#comment-137339

http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=14316#.VLZqN7BUNqQ.scoopit

http://www.pearltrees.com/geffroymichel/outils-collaboratifs/id13002646#item130013112

http://www.pearltrees.com/geffroymichel/outils-collaboratifs/id13002646#item130013131

Mon « prezi » de présentation d’un cours du MASTER AIGEME

Dans le cadre du MOOC « ma pédagogie à la sauce WEB 2.0 » la consigne suivante nous est donnée dans la session 2 du parcours créateur.

Réalisez une présentation en ligne à l’aide de l’un des trois outils proposés : Animoto, Prezi, Zohoshow. Pour cela :

  • Créez un compte sur l’un des trois outils (vous choisirez celui qui vous inspire davantage) et utilisez-le pour présenter l’un de vos cours. Vous pouvez compter sur les tutoriels proposés.
  • Partagez le lien de votre réalisation sur le forum et commentez les réalisations des autres participants.

J’ai choisi de réaliser une présentation du cours « approches sociolinguistique en didactique des langues » sur Prezi!

Mon « prezi » de présentation d’un cours du MASTER AIGEME

Ma carte de compétences en début de Master AIGEME

Comme demandé par notre enseignant du cours « gestion de projet et E-portfolio »

j’ai créé une carte mentale de mes compétences (professionnelles et personnelles) en ce début de Master AIGEME.

Cette carte sera suivie par une autre à mi-parcours de la formation. Pour terminer, une troisième carte présentera les compétences acquises en fin de parcours. Je  pourrai ainsi retracer le parcours et la progression de mes apprentissages.

Voici le lien vers cette première carte en début de formation:

http://www.xmind.net/m/bExc/